Réduction des risques de catastrophes : Un bilan positif pour le projet RIC- ACC porté par la Croix-Rouge Togolaise et ses partenaires

Réduction des risques de catastrophes :

Un bilan positif pour le projet RIC- ACC porté par la Croix-Rouge Togolaise et ses partenaires

Réunis les 10 et 11 août 2026 à Lomé, les acteurs du projet de réduction des risques de catastrophes et d’adaptation au changement climatique ont passé en revue les activités réalisées au cours du deuxième trimestre 2026. Cette rencontre a permis de mesurer les avancées enregistrées dans les régions des Savanes, de la Kara et de la Maritime , tout en identifiant les défis à relever.

Région des Savanes : des communautés mieux préparées face aux risques 
Dans la région des Savanes, plusieurs actions ont été menées pour renforcer les capacités des communautés bénéficiaires. Sous la conduite de Saïd Yendoube LARE, chargé du projet région des Savanes, vingt trousses de secours ont été mises à la disposition des équipes communautaires de préparation aux catastrophes dans les 20 villages cibles.

Les équipes du projet ont également réalisé des missions de supervision et de suivi dans plusieurs préfectures et communes afin d’accompagner la mise en œuvre des plans d’action communautaires. Ces actions ont notamment porté sur les activités d’eau, hygiène et assainissement (WASH), la mobilisation des ressources locales à travers les tontines et activités génératrices de revenus, ainsi que le renforcement des habitations face aux risques. La dynamique de coordination a été renforcée avec la tenue de réunions mensuelles et trimestrielles réunissant les acteurs du projet, les autorités locales et les partenaires techniques. Deux réseaux intercommunaux de comités de gestion des urgences ont également été mis en place dans les zones Oti-Oti Sud et Kpendjal.

Région de la Kara : des acquis consolidés malgré des contraintes opérationnelles 
Dans la région de la Kara, les activités du deuxième trimestre ont porté principalement sur le suivi des actions communautaires, la mise en réseau des comités de gestion des urgences, ainsi que l’élaboration des outils de planification nécessaires à la mise en œuvre du projet.

Ces actions ont été conduites avec l’accompagnement de Menvynyou Tchakpi, chargé du projet région Kara, qui a assuré le suivi des activités et la coordination avec les différents acteurs impliqués.
Trois réunions mensuelles ont notamment été organisées, accompagnées de l’élaboration des termes de référence et des budgets d’activités. Toutefois, plusieurs actions prévues n’ont pas pu être réalisées en raison de contraintes logistiques, notamment des difficultés liées à la maintenance du véhicule de coordination et des retards dans la validation de certains documents administratifs.

Région Maritime : des outils renforcés pour une meilleure anticipation des catastrophes 
Dans la région Maritime, le deuxième trimestre a été marqué par l’actualisation des outils communautaires de gestion des risques de catastrophes, notamment les cartes de risques et les plans de préparation aux catastrophes.

Ces avancées ont été accompagnées par Eric Koffi LADJEKPO, chargé du projet région maritime, à travers le suivi rapproché des activités et l’appui aux équipes locales dans la mise en œuvre des actions prévues. Des missions de suivi ont permis d’échanger avec les autorités communales et préfectorales sur la désignation de points focaux en réduction des risques de catastrophes. Parmi les principaux résultats enregistrés, les 20 localités couvertes disposent désormais d’outils de gestion des risques actualisés. De plus, 51 équipes de préparation aux catastrophes ont reçu des équipements de protection individuelle pour améliorer leur capacité d’intervention.

Des défis communs pour poursuivre les efforts 
Malgré les progrès réalisés, plusieurs défis demeurent, notamment la réduction des effectifs des équipes régionales, les difficultés d’accès à certaines localités pendant la saison des pluies et la nécessité d’une implication accrue de certains partenaires dans le suivi des activités.

Une dynamique collective au service de la résilience 
A travers ce bilan trimestriel, la Croix-Rouge Togolaise et ses partenaires ont réaffirmé leur engagement à renforcer les mécanismes communautaires de préparation et de réponse aux catastrophes.

La mise en œuvre des activités a été portée par l’engagement des équipes techniques régionales et l’accompagnement de Dr Assih Essoyodina, chef du département secours et gestion des catastrophes, ainsi que de Gozan Mathilde, coordinatrice nationale du projet.

Les enseignements tirés de cette rencontre permettront d’améliorer les prochaines interventions et de consolider durablement la résilience des populations face aux effets du changement climatique.

Le projet RIC-ACC bénéficie de l’appui technique et financier de la Croix-Rouge Allemande, avec le financement de la BMZ (Ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement).